Le Chalet Studio

[ Journal du studio ]

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GUIDE : Ce que les artistes doivent absolument savoir avant de publier leur musique

Tu fais de la musique, t’écris des textes, tu poses sur des instrus… Mais as-tu vraiment protégé tes morceaux ? Entre les droits d’auteur, les dépôts…

Tu viens de terminer un morceau. Le mix est validé, le mastering est prêt, la pochette commence à prendre forme et tu veux enfin l’envoyer sur Spotify, Apple Music, Deezer, YouTube et les autres plateformes.

Mais avant de cliquer sur « Publier », il reste une partie beaucoup moins excitante que le studio : les droits, les déclarations, les codes ISRC, le distributeur, les crédits et parfois les contrats.

Et c’est précisément à cette étape que beaucoup d’artistes indépendants font des erreurs.

Qui possède réellement le morceau ? À quoi sert la SACEM ? Quelle différence entre droits d’auteur et droits voisins ? Peut-on sortir un morceau avec un beat acheté sur internet ? Une licence exclusive permet-elle de devenir propriétaire de l’instrumentale ? Que se passe-t-il si tu changes de distributeur ?

Dans ce guide, on reprend tout le parcours d’un morceau, depuis sa création jusqu’à sa sortie officielle.

01

Comprendre ce que tu possèdes réellement

Dans la musique, un seul morceau peut générer plusieurs droits appartenant à plusieurs personnes.

Exemple

Sofia écrit les paroles et chante.

Mehdi compose et produit l’instrumentale.

Le morceau est ensuite enregistré et financé par Sofia, puis distribué sur Spotify.

L’œuvre musicale

C’est la création : les paroles, la mélodie et la composition musicale. Elle concerne notamment les droits d’auteur.

  • l’auteur des paroles ;
  • le compositeur ;
  • éventuellement un éditeur.

L’interprétation

C’est la performance qui est enregistrée : chanteur, rappeur, musicien ou autre artiste-interprète.

Ces personnes peuvent bénéficier de droits voisins des artistes-interprètes.

Le master ou phonogramme

C’est l’enregistrement sonore lui-même. Une version acoustique, un remix ou un nouvel enregistrement peuvent donc être des masters différents.

Cette distinction entre œuvre / interprétation / master permet de comprendre presque tout le reste.

Différence entre œuvre musicale, interprétation et master
Œuvre, interprétation et master : trois notions à ne pas confondre.
02

Faut-il protéger sa musique avant de la publier ?

Une idée très répandue consiste à penser :

« Sans dépôt, mon morceau n’est pas protégé. »

Ce n’est pas exactement comme cela que fonctionne le droit d’auteur français.

Le droit d’auteur existe automatiquement dès la création d’une œuvre originale. Tu n’as pas besoin de « créer un copyright » pour qu’il existe.

Le vrai problème est plutôt : si un conflit apparaît dans trois ans, peux-tu prouver que ton morceau existait déjà aujourd’hui ?

La preuve d’antériorité

C’est pour cette raison qu’il peut être intéressant de constituer une preuve datée de ta création.

L’e-Soleau de l’INPI

L’e-Soleau permet de déposer électroniquement des fichiers afin d’établir leur existence à une date donnée.

Tu peux notamment conserver :

  • ton fichier WAV ;
  • une maquette ;
  • tes paroles ;
  • un projet musical ;
  • une partition ;
  • des documents liés à la création.
Important

Une preuve d’antériorité ne « crée » pas ton droit d’auteur. Elle permet surtout de documenter l’existence de la création à une certaine date.

03

À quoi sert réellement la SACEM ?

La SACEM est une société de gestion collective.

Elle intervient notamment dans la gestion et la répartition de droits liés aux œuvres de ses membres.

Elle concerne principalement :

  • les auteurs ;
  • les compositeurs ;
  • les éditeurs.

Faut-il être à la SACEM pour sortir sur Spotify ?

Non.

Tu peux distribuer un morceau sur Spotify sans être membre de la SACEM.

Ton distributeur et la SACEM n’ont pas le même rôle.

Le distributeur

Il envoie ton enregistrement aux plateformes et te reverse certains revenus liés à l’exploitation du master selon son contrat.

La SACEM

Elle intervient sur des droits relatifs à l’œuvre musicale pour les ayants droit concernés.

Quand l’adhésion devient-elle intéressante ?

Lorsque tes œuvres commencent réellement à être exploitées :

  • streaming ;
  • radios ;
  • télévision ;
  • concerts ;
  • certaines exploitations numériques ;
  • diffusions publiques entrant dans le périmètre concerné.

Au moment de la mise à jour de ce guide, en août 2026, les frais d’admission affichés par la SACEM sont de 100 €, comprenant une part de capital social. Les conditions peuvent évoluer : vérifie toujours les informations directement auprès de la SACEM.

04

Auteur, compositeur et interprète : ce n’est pas la même chose

Tu peux être chanteur ou rappeur sur un morceau sans être le compositeur de l’instrumentale.

À l’inverse, tu peux composer un beat sans apparaître une seule seconde sur l’enregistrement.

Exemple simple

Tu écris les paroles : tu peux être auteur.

Tu crées une mélodie : cette contribution peut entrer dans la composition de l’œuvre.

Le beatmaker crée les accords, la batterie et la basse : il est compositeur, totalement ou partiellement selon les contributions.

Tu chantes ensuite le morceau : tu es aussi artiste-interprète.

Les splits

Lorsque plusieurs personnes ont participé à l’écriture ou à la composition, il faut déterminer la répartition entre les créateurs.

C’est ce qu’on appelle souvent les splits.

Vous pouvez les formaliser dans une split sheet indiquant notamment :

  • le titre du morceau ;
  • le nom légal de chaque créateur ;
  • son pseudonyme ;
  • son rôle ;
  • son organisme de gestion éventuel ;
  • les pourcentages convenus ;
  • les signatures.
Le bon moment pour discuter des splits ?

Avant la sortie. Pas lorsque le morceau commence à générer beaucoup d’argent. Même entre amis. Surtout entre amis.

05

J’ai acheté un beat : est-ce que le morceau m’appartient ?

Tout dépend du contrat de licence.

Acheter une instrumentale ne signifie pas automatiquement acheter toute la composition musicale.

Dans de nombreux cas, tu achètes principalement un droit d’exploitation défini par la licence.

Licence non exclusive

Une licence non exclusive signifie généralement que le beatmaker peut autoriser plusieurs artistes différents à utiliser la même instrumentale.

Selon le contrat, des limites peuvent exister concernant :

  • le nombre de streams ;
  • les ventes ;
  • les clips ;
  • les concerts ;
  • la monétisation ;
  • Content ID ;
  • la synchronisation ;
  • la durée de la licence.

Puis-je déclarer une chanson créée avec un beat acheté ?

Potentiellement oui, mais tu dois respecter la réalité de la création et l’accord passé avec le beatmaker.

Exemple

Tu achètes un beat composé par Karim.

Tu écris et interprètes les paroles.

Une déclaration peut alors notamment identifier :

Auteur : toi
Compositeur : Karim

La répartition précise dépend des contributions et de votre accord.

Licence exclusive

Une licence exclusive ne signifie pas forcément que tu deviens l’auteur de la composition.

Elle peut accorder une exploitation exclusive dans certaines conditions tout en laissant au créateur original sa qualité d’auteur.

« Royalty-free » ou « libre de droits »

Ces expressions ne signifient pas automatiquement :

  • gratuit ;
  • sans auteur ;
  • sans restriction ;
  • libre pour n’importe quelle utilisation ;
  • que tu en deviens propriétaire.

Le contrat reste la référence.

06

Le master : l’autre partie du morceau

Jusqu’ici, nous avons beaucoup parlé de la chanson en tant qu’œuvre. Mais il existe également l’enregistrement lui-même.

Dans le jargon : le master.

Si tu réenregistres la même chanson avec une autre chanteuse ou dans une nouvelle version acoustique, la composition peut rester la même alors que l’enregistrement change.

Qui est le producteur phonographique ?

Attention : le producteur phonographique n’est pas nécessairement le « producer » au sens beatmaker.

Il s’agit de la personne ou structure qui porte l’initiative et la responsabilité de la fixation de l’enregistrement.

Cela peut être :

  • un label ;
  • une maison de disques ;
  • une structure indépendante ;
  • l’artiste lui-même dans certaines situations d’autoproduction.
07

SCPP, SPPF, ADAMI, SPEDIDAM : qui fait quoi ?

SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, SCPP, SPPF et distributeur : qui fait quoi

SCPP et SPPF

La SCPP et la SPPF sont deux organismes importants à connaître pour les producteurs phonographiques.

Il est trop simpliste de résumer la situation à « SCPP = majors » et « SPPF = indépendants ».

Chaque organisme possède ses propres critères et procédures d’adhésion.

Pour simplement mettre ton premier morceau sur Spotify, l’inscription à la SCPP ou à la SPPF n’est pas nécessairement la première démarche à effectuer.

ADAMI et SPEDIDAM

Les artistes-interprètes disposent également de droits spécifiques, distincts des droits d’auteur.

Des organismes comme l’ADAMI et la SPEDIDAM interviennent dans la gestion de certains de ces droits.

Un rappeur peut cumuler plusieurs rôles

Il peut être auteur de ses paroles, compositeur, artiste-interprète et éventuellement producteur phonographique lorsqu’il autoproduit réellement l’enregistrement.

Spotify ne génère pas nécessairement un seul type de revenu

Master

Revenus liés à l’exploitation de l’enregistrement, notamment ceux remontant via le distributeur selon les contrats.

Œuvre

Droits relatifs à la composition et aux paroles, suivant les ayants droit et organismes concernés.

Interprétation

Certains droits voisins peuvent également concerner les artistes-interprètes.

Production

Le producteur phonographique bénéficie lui aussi de droits relatifs au phonogramme.

08

Le code ISRC : l’identifiant de ton enregistrement

ISRC signifie International Standard Recording Code.

C’est un identifiant attribué à un enregistrement sonore ou vidéomusical précis.

Un morceau = un ISRC ?

Plus exactement : un enregistrement = un ISRC.

Exemple : « Minuit »
  • Minuit — version originale
  • Minuit — acoustique
  • Minuit — live
  • Minuit — remix

Ces versions peuvent être des enregistrements différents et nécessiter des ISRC différents.

Qui attribue l’ISRC ?

Le plus souvent, ton distributeur peut générer automatiquement un ISRC.

Les producteurs possédant un catalogue plus structuré peuvent également gérer eux-mêmes leurs codes dans certaines conditions.

ISRC et changement de distributeur

Si tu transfères exactement le même enregistrement chez un nouveau distributeur, le principe est de conserver son ISRC existant.

ISRC vs UPC / EAN

Code Identifie Exemple
ISRC Un enregistrement précis Un titre de l’album
UPC / EAN Une sortie ou un produit L’album complet

Un album de dix titres peut donc posséder un UPC et dix ISRC.

09

Choisir son distributeur musical

Pour apparaître sur Spotify, Apple Music, Deezer, Amazon Music et de nombreuses autres plateformes, un artiste indépendant passe généralement par un distributeur digital.

Parmi les acteurs connus :

  • DistroKid ;
  • TuneCore ;
  • iMusician ;
  • CD Baby ;
  • Ditto ;
  • Wiseband ;
  • et de nombreux autres.

Ne compare pas uniquement le prix

01
Modèle économique
Abonnement, paiement par sortie ou commission.
02
Maintien du catalogue
Que devient ta musique si tu arrêtes de payer ?
03
Plateformes
Spotify, TikTok, YouTube, Meta, Deezer, etc.
04
Splits
Partage automatique des revenus entre collaborateurs.
05
Content ID
Inclus, payant ou incompatible avec certaines licences.
06
Support
Important en cas de sortie bloquée ou de problème de catalogue.

Peut-on changer de distributeur sans perdre ses streams ?

Dans de nombreux cas, oui.

Pour faciliter la reconnaissance de la même sortie par les plateformes, conserve les informations essentielles :

  • le même master lorsque c’est réellement le même enregistrement ;
  • le même ISRC ;
  • les mêmes artistes ;
  • le même titre ;
  • les mêmes métadonnées essentielles.
Conseil

Ne supprime pas brutalement tout ton ancien catalogue avant d’avoir suivi la procédure de migration de ton nouveau distributeur.

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Les métadonnées : la partie ennuyeuse qui compte vraiment

Une faute dans ton titre est gênante. Une erreur permettant d’identifier les créateurs ou ayants droit peut devenir beaucoup plus problématique.

Pour chaque morceau, conserve notamment :

Sortie
  • Titre
  • Version
  • Artiste
  • Featuring
  • Date de sortie
  • Langue
Droits
  • Auteurs
  • Compositeurs
  • Producteur
  • Propriétaire du master
  • Splits
Identifiants
  • ISRC
  • UPC
  • Label
  • Année de production
Crédits
  • Beatmaker
  • Musiciens
  • Ingénieur du son
  • Mix
  • Mastering
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Samples et YouTube Content ID

Attention aux samples

Le fait qu’un sample dure deux secondes ne signifie pas automatiquement qu’il est libre d’utilisation.

Même chose pour un extrait de film, une voix ou une mélodie provenant d’une autre œuvre.

« Je l’ai pitché, personne ne le reconnaîtra. »

Ce n’est pas une autorisation juridique.

Banques de sons

Si tu utilises Splice, Loopcloud ou d’autres bibliothèques de contenus, conserve les licences et preuves disponibles pour les éléments importants.

Content ID et beats non exclusifs

Imagine :

  1. un beatmaker vend le même beat à de nombreux artistes ;
  2. un artiste sort son morceau ;
  3. il enregistre abusivement l’intégralité du contenu dans Content ID ;
  4. les autres artistes reçoivent des réclamations alors qu’ils possèdent une licence.

C’est pourquoi certaines licences de beats non exclusifs interdisent l’inscription dans certains systèmes de fingerprinting.

Encore une fois : lis ta licence.

12

Préparer sa sortie suffisamment tôt

Sortir un morceau ne devrait pas se résumer à :

WAV → upload → sortie demain

Une sortie organisée à l’avance laisse beaucoup plus de marge.

Cela permet notamment de :

  • corriger un problème de métadonnées ;
  • gérer les validations du distributeur ;
  • récupérer les liens de sortie ;
  • préparer les vidéos ;
  • organiser les publications ;
  • coordonner les collaborateurs ;
  • préparer éventuellement un clip ou visualizer.

Quel fichier audio envoyer ?

Utilise le master final non compressé conforme aux spécifications de ton distributeur.

Évite :

  • un MP3 passé par WhatsApp ;
  • une conversion YouTube ;
  • un fichier passé dans plusieurs convertisseurs ;
  • le mauvais export parmi quinze « MASTER FINAL V7 ».

La pochette

Prépare une image de bonne qualité, carrée et conforme aux règles du distributeur et des plateformes.

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Et si ma musique utilise de l’intelligence artificielle ?

En 2026, il faut distinguer de nombreuses situations :

  • IA utilisée comme outil de production ;
  • génération d’idées ;
  • génération de paroles ;
  • génération instrumentale ;
  • transformation ou génération de voix ;
  • morceau intégralement généré ;
  • imitation d’une personne identifiable.

Les droits et conditions peuvent varier selon le degré d’intervention humaine et l’outil utilisé.

Pour les projets reposant fortement sur l’IA, il est prudent de conserver des traces de ton travail créatif :

  • versions intermédiaires ;
  • stems ;
  • sessions DAW ;
  • réécritures ;
  • arrangements ;
  • éléments produits manuellement ;
  • conditions d’utilisation de l’outil utilisé.
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Cas pratiques

Cas 1 — Je fais absolument tout moi-même

Tu composes, écris, chantes et finances ton enregistrement.

Tu peux alors cumuler plusieurs rôles :

  • Auteur pour les paroles ;
  • Compositeur pour la musique ;
  • Artiste-interprète pour la performance ;
  • Producteur phonographique selon l’organisation réelle de la production.

Cas 2 — J’achète un beat non exclusif

  1. Lis la licence.
  2. Identifie correctement le compositeur.
  3. Discutez des splits.
  4. Archive la facture et le contrat.
  5. Distribue le morceau dans le respect de la licence.

Cas 3 — Nous sommes deux rappeurs

Vous avez chacun écrit vos couplets, l’un a écrit le refrain et un beatmaker externe a composé l’instrumentale.

Vous devez notamment distinguer :

  • les parts d’auteur ;
  • les parts de composition ;
  • la propriété du master ;
  • le partage des revenus du master ;
  • les crédits.
À retenir

Le partage du master et le partage des droits d’auteur ne sont pas forcément identiques.

Cas 4 — Le beatmaker est américain

Récupère ses informations utiles : nom, pseudonyme, société de gestion ou PRO éventuelle, identifiants et pourcentage convenu.

Cas 5 — Je veux sortir un EP

Ne gère pas les informations de six morceaux dans six conversations Instagram différentes.

Titre Auteur Compositeur Licence Splits ISRC Master
01 Moi Moi + X — OK OK Moi
02 Moi Y Non exclusive OK OK Moi
03 Moi + Z Moi — À valider — 50 / 50
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Le parcours idéal avant de publier

Étapes à suivre de la création d'un morceau jusqu'à sa sortie
01
Terminer la création
Paroles, composition et arrangement.
02
Identifier les créateurs
Qui a écrit ? Qui a composé ?
03
Régler les licences
Beats, samples, featuring et contrats.
04
Fixer les splits
Avant la sortie et avant tout conflit.
05
Documenter
Conserver les preuves et accords.
06
Enregistrer
Produire l’enregistrement final.
07
Mixer et masteriser
Créer le master prêt à être distribué.
08
Identifier le propriétaire
Clarifier qui possède le master.
09
Préparer les métadonnées
Crédits, titres et informations.
10
Déclarations
Selon les organismes correspondant à ta situation.
11
Distribuer
Distributeur, ISRC et date de sortie.
12
Promouvoir
Contenus, réseaux, clip et campagne.
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Checklist complète avant de publier

Checklist à suivre avant de publier sa musique

Création et droits

Les auteurs sont identifiés.
Les compositeurs sont identifiés.
Les splits sont validés.
Les samples sont autorisés.
Les licences de beats sont archivées.
Les contrats importants sont conservés.

Audio

L’enregistrement est terminé.
L’editing est validé.
Le mix est terminé.
Le mastering est terminé.
Le WAV final est archivé.

Master et distribution

Le propriétaire du master est identifié.
Le partage des revenus du master est défini.
Le distributeur est choisi.
L’ISRC est attribué.
L’UPC est attribué.
Les métadonnées sont vérifiées.
La pochette est conforme.

Promotion

La pochette est prête.
Les vidéos verticales sont prêtes.
Le clip ou visualizer est prêt si nécessaire.
Les réseaux sociaux sont préparés.
Le lien de sortie ou de pré-save est prêt.
Les collaborateurs connaissent la date.
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La règle la plus importante : documente tout

Crée un dossier par sortie.

ARTISTE / 2026 / MINUIT

01_AUDIO
Master WAV · Instrumental · Acapella · Stems

02_DROITS
Split sheet · Licence beat · Autorisations · Contrats

03_DISTRIBUTION
ISRC · UPC · Métadonnées

04_VISUELS
Cover · Photos · Vidéos

05_PROMO
Planning · Liens · Publications

Trois morceaux sont faciles à gérer de mémoire. Cent cinquante beaucoup moins.

FAQ

Questions fréquentes

Est-ce obligatoire d’être à la SACEM pour sortir sur Spotify ?
Non. Tu peux publier ta musique via un distributeur sans être membre de la SACEM. Les deux acteurs n’ont pas le même rôle.
La SACEM crée-t-elle mon droit d’auteur ?
Non. Le droit d’auteur existe du fait de la création d’une œuvre originale. Les démarches et dépôts peuvent notamment permettre de documenter la création et de gérer certains droits.
Puis-je utiliser un beat gratuit trouvé sur YouTube ?
Seulement si le propriétaire t’autorise l’utilisation prévue. « Free beat » peut désigner une licence très limitée. Lis toujours les conditions.
Un beat « free for profit » m’appartient-il ?
Non. Il t’accorde normalement certains droits d’utilisation commerciale définis par la licence. Tu n’en deviens pas automatiquement le compositeur.
Puis-je mettre un beat acheté dans YouTube Content ID ?
Cela dépend du contrat. Certaines licences non exclusives l’interdisent.
Qui possède mon master si je suis indépendant ?
Cela dépend de l’organisation réelle de la production et des contrats éventuellement signés. Si tu autoproduis entièrement l’enregistrement sans céder les droits concernés, tu peux être le producteur phonographique.
Dois-je avoir mon propre préfixe ISRC ?
Pas nécessairement. Pour beaucoup d’artistes indépendants, l’ISRC fourni par le distributeur est suffisant.
Faut-il changer d’ISRC en changeant de distributeur ?
Si tu transfères exactement le même enregistrement, conserve normalement son ISRC existant.
Puis-je être auteur, interprète et producteur du même morceau ?
Oui. Un artiste indépendant peut cumuler plusieurs qualités et être concerné par différents droits.
En résumé

Publier proprement, c’est savoir qui a créé quoi et qui possède quoi.

Une sortie correctement préparée ne consiste pas simplement à envoyer un WAV sur Spotify.

  1. Identifie les auteurs et compositeurs.
  2. Valide les splits.
  3. Vérifie les beats et samples.
  4. Conserve tes contrats.
  5. Clarifie la propriété du master.
  6. Archive ton master final.
  7. Prépare tes métadonnées.
  8. Récupère ton ISRC.
  9. Choisis correctement ton distributeur.
  10. Effectue les déclarations adaptées.
  11. Prépare ta sortie à l’avance.
  12. Archive toutes les informations.

Quelques heures d’organisation aujourd’hui peuvent éviter des mois de problèmes lorsqu’un titre commence réellement à fonctionner.

Ce guide a une vocation pédagogique et présente volontairement certains mécanismes de manière simplifiée. Les droits applicables dépendent notamment des contrats, des contributions de chacun et de la nature des exploitations. Pour un contrat important, une cession de droits ou un conflit entre ayants droit, consulte un professionnel du droit de la musique.
Ton morceau est prêt à sortir ?

Le Chalet Studio accompagne les artistes pour l’enregistrement, le mixage et le mastering de leurs morceaux à Saint-Cloud.